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    Histoire : Une tradition briarde ?  -- Auteur : RENARD
    Publié le Mardi 19 janvier 2016 @ 08:05:15 (912 lus)
    Ca fait 114 ans au moins que ça durait ! Il était temps que ca cesse ! Les habitants de Quincy, de Couilly, de Mareuil, de Saint-Germain, de Coulommes, de Bouleurs de Coutevroult de Condé et de Montry, notamment, sont bien dissipés.

    Et puis quelle idée de se faire battre par sa femme et de faire monter un habitant de Couilly sur un âne, sous ce prétexte, c’est de l’humour ou de la fantaisie ?

    Ah, la justice est sans pitié pour ces débordements ! Lisez plutôt le jugement ci-joint.  (intégralité dans la suite)


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    Histoire : Le cas Gréard  -- Auteur : jna
    Publié le Mercredi 30 décembre 2015 @ 17:12:50 (3615 lus)
    Imaginez-vous arrivant en gare de Crécy la Chapelle un beau jour de 1905, avec une malle en osier un peu volumineuse comme bagage. Bien sûr, vous êtes tout en joie à l'idée de passer quelques jours au bord du Morin, tranquillement installé à l'Hotel des Familles rue du Barrois.
    Alors que vous échafauder des plans d'escapade pour occuper ces quelques jours de villégiature, une question vous préoccupe soudain,  car aucune voiture n'est venue vous attendre à la gare. Comment gagner l'hôtel distant de près d'un kilomètre, avec un tel bagage ?
    Avec appréhension, vous interpellez le chef de gare ou peut-être son adjoint moins étoilé, ou encore le premier employé des chemins de fer à se promener avec un drapeau rouge à la main. Pas de soucis, vous explique ce dernier, c'est simple comme bonjour. Et d'abord, bonjour Mossieur. L'inquiétude ne justifie pas le manque de politesse. A Crécy, on dit d'abord bonjour, c'est comme ça, c'est briard. Mossieur, il vous suffit de haler un des commissionnaires de transport qui oeuvrent dans la gare, tous les jours du lundi au samedi, depuis le  premier train du matin jusqu'au dernier train du soir. L'employé au visage rubicond, précise que s'ils ne sont pas présents en gare, il est facile de les trouver au "Boeuf Gras", rue nationale, c'est là en général qu'ils récupèrent après une course trop éreintante.




    Notes : Article publié pour la première fois en 2013 - mis à jour - à lire pour occuper nos soirées de début d'hiver
    Lire la suite... | 15 Commentaire(s) | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami : Vie locale  
    Histoire : Du côté de la rue Serret, du bourg  -- Auteur : jna
    Publié le Vendredi 04 décembre 2015 @ 23:01:00 (1767 lus)
    Voila près d’un quart de siècle que « la rue du Bourg » a recouvré la lumière, suite à la démolition de l’ancien Hôtel de Ville, flanqué de sa tour Prison. 
    Quelques vieux ronchons regrettent ce bâtiment et son charme désuet. Faisons fi de cette résistance au changement et de toute nostalgie
    La « rue du bourg » est maintenant aérée, dégagée et le pont du marché, rénové lui aussi, a fière allure avec ses garde-corps métalliques solidement rivetés. 
    C’est le progrès, la Venise briarde est bien dans le ton.

    L’espace libéré par la tour de la prison fait l’objet d’un projet patriotique très remarquable. Prochainement y sera édifié un mémorial consacré aux créçois morts pour la patrie lors de la guerre de 1870. Ce sera grandiose !
    De plus l’endroit offrira un petit square verdoyant, entouré de tilleuls qui feront de l’ombre aux clients attablés en terrasse du Café. Quelle convivialité !
    De toute évidence, ce siècle commence bien, du côté de la « rue du Bourg ».
    Certains considèrent toutefois, que le nom de la rue, n’est plus en phase avec sa nouvelle ambition. La rue du Bourg évoque le vieux quartier qu’elle traverse et avec lui un passé qui nous plonge dans les dédales tortueux du moyen âge. Aussi, sous l’impulsion des cafetiers et des dynamiques commerçants de la rue, un concours a-t-il été lancé par le conseil municipal pour trouver un nouveau nom à cette artère. 
    Du coup, chacun y va de son idée, de sa vision, de ses convictions ...

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    Histoire : Ce SERRET bien de savoir !  -- Auteur : jld
    Publié le Jeudi 12 novembre 2015 @ 12:36:21 (1393 lus)
    Qui ou qu'ont voulu honorer nos anciens, en baptisant la rue Serret, "Serret".
    Avant de renommer cette voie comme certains le souhaitent (*), j'ai cherché, sans grand succès, à connaitre l'origine de cette appellation.
    Je note d'abord que les plaques ne donnent qu'un nom, sans prénom, sans date, ni autre mention !
    En fouillant les recensements début du XXe, on constate que la rue SERRET apparait pour la première fois en 1906, rien en 1901, c'est donc entre ces deux années que le conseil municipal a délibéré,
    Hélas ces délibérations ne sont pas en ligne, j'ignore si ces archives sont toujours en mairie ou si elles ont été transférées aux Archives Départementales.

    Wikipédia nous donne trois Serret :
    - Joseph-Alfred SERRET (1819-1885) : mathématicien et astronome
    - Marie-Ernestine SERRET (1812-1884) : artiste peintre
    - Marcel SERRET (1867-1916) : militaire

    Aucun n'apparait comme lié à Crécy, je mettrai à part Marcel qui ne s'était pas encore illustré en 1906, nous restent Joseph-Alfred et Marie-Ernestine , frère et soeur, notons que le style de peinture "dite classique" de Marie-Ernestine n'a rien de commun avec les impressionnistes, si souvent croisés ici.
    Pas de lien direct non plus entre deux mathématiciens , bien loin d'être contemporains.
    L'appellation serait beaucoup plus ancienne on pourrait pensé à  serré ,en référence à l'étroitesse de la rue, mais pas ce type de faute au XXe. Il peut toutefois ne pas s'agir d'un nom propre.
    Plus de questions que de réponses donc, notez que Jean de Compans pose un peu les mêmes questionnements, de celui la on sait toutefois qu'il fut bienfaiteur de l'hospice.

    Qui nous éclairera ?
    Jean
    (*) NDLR : l'auteur fait probablement référence à une proposition de Michel Lyon qui à travers son association "Réussir Crécy" suggère de renommer la rue "Serret" en  "Rue des Arts" ou "Rue des Artistes". (Scre : reussir-crecy.fr)

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    Histoire : Pont de bois  -- Auteur : jna
    Publié le Mercredi 11 novembre 2015 @ 00:41:47 (1091 lus)
    Est-ce que vous reconnaissez ce pont ? Non bien sûr, car il y a longtemps qu’il a disparu.
    Pourtant vous savez bien qu’il s’agit du pont Dam'Gilles, celui qui enjambe le Grand-Morin pour relier Crécy à Voulangis. Bien sûr ce n’est pas le pont d’aujourd’hui, reconstruit après-guerre.

    Ce n’est pas non plus le pont popularisé par les cartes postales anciennes, du début du XXème siècle et dont la structure métallique était si caractéristique.

    D’ailleurs, cette photographie, très ancienne, n’est pas tirée d’une carte postale. Cette une photographie authentique, du pont d’avant le pont d’aujourd’hui. Un pont de bois, démonté en 1898. Le cliché réalisé dans les années 1890 s'en était allé quelque part en Angleterre, coincé au milieu d'un vieil album photo.
    Et voilà, la photographie, est de retour au pays. Elle a trouvé sa place dans ma modeste collection d’images créçoses qu’un jour peut-être, j’offrirai à la commune, en souvenir de mon passage par ce coin de Brie.

    J'en profite pour compléter un article précédent : Le pont Dam'Gilles des cartes postales

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    Histoire : Expo 11 novembre à Villeneuve le comte  -- Auteur : Malortie
    Publié le Samedi 07 novembre 2015 @ 08:20:26 (738 lus)
    Exposition guerre 14-18 à Villeneuve.
    fiches détaillées des personnes tombées en 14 et 15 avec une petite généalogie de leur famille.


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    Histoire : Mais où était-ce donc à Voulangis  -- Auteur : jms
    Publié le Dimanche 01 novembre 2015 @ 20:45:01 (1343 lus)
    Nous renouons avec le méoussédon au travers de cette carte postale ancienne voulangeoise. Vous la trouverez sur le calendrier 2016  vendu au profit du club de 3ème age de Voulangis (en vente en mairie).

    L'énigme que je vous propose de résoudre, c'est tout simplement de trouver le lieu de la photo dans le village. Bien sur, il se peut, et c'est même sûr, que l'endroit a beaucoup changé.

    Beaucoup de mystères se rattachent à ce lieu, il se pourrait même que l'Histoire de France (avec un Grand H) soit concernée. Nous somme preneurs de toutes informations sur le sujet. Passionnés d'histoire locale, généalogistes, amateurs d'énigmes, amoureux de ce village, ... on attend le résultat !

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    Histoire : Ce que l'on sait de plus sur les Martin ...  -- Auteur : jms
    Publié le Mardi 20 octobre 2015 @ 11:37:18 (1478 lus)
    Mon premier article sur le site - c'était en 2003, cela ne nous rajeunit pas - parlait du cimetière protestant du bois des morts à Voulangis. 5 ans plus tard, jna, resuscitait, non pas les morts (il n'a pas ces pouvoirs, sinon cela se saurait) mais l'article.
    Un de nos nouveaux brionautes Jean Debrit (pseudo jld), féru de généalogie, vint il y a quelques temps compléter de commentaires par des informations sur l'ascendance et la descendance de cette famille enterrée là, les MARTIN.
    Je suis alors remonté au cimetière pour actualiser les photos. D'où cet article qui récapitule nos connaissances sur cette famille.

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 39  -- Auteur : Florence
    Publié le Samedi 29 août 2015 @ 14:08:59 (1249 lus)
    CHAPITRE XXXIX


    8 avril 1917

    Le soleil brille, et mon cœur est haut. C'est un grand jour. La bannière étoilée flotte à ma barrière, et elle flotte partout en France. En plus elle flottera bientôt, si ce n'est pas déjà fait, au-dessus de l'Abbaye de Westminster, (à Londres), pour la première fois dans l'histoire. (« La bannière étoilée » est la traduction libre du surnom donné au drapeau des Etats-Unis, « The stars and stripes », littéralement « Les étoiles et les bandes ». Les 50 étoiles représentent les 50 états, qui n'étaient que 49 quand cette lettre a été écrite, avant l'intégration d'Hawaï le 21 août 1959. Les 13 bandes, cousues ensemble pour symboliser l'union, représentent les 13 états fondateurs).

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_des_Etats-Unis

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Westminster

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    Histoire : On the edge of the war zone - Chapitre 38  -- Auteur : Florence
    Publié le Vendredi 21 août 2015 @ 08:02:26 (1244 lus)
    CHAPITRE XXXVIII

    28 mars 1917

    Bien, tout est de nouveau calme au haut de la colline. Les soldats sont partis. Il n'y a pas pour le moment de signes qui pourraient laisser présager de nouvelles arrivées. Nous observons tous l'avance avec nervosité mais en contrôlant nos nerfs. La retraite allemande et la destruction organisée qui l'accompagne vous laissent sans voix. Naturellement nous savons tous que c'est un mouvement destiné à anéantir la grande offensive, et bien que nous sachions que les Commandants alliés y étaient préparés, cela vous fait frémir de recevoir une lettre du front vous disant qu'un certain régiment a fait trente kilomètres sans voir un Boche.

    Dès que j'ai commencé à lire le compte rendu de la destruction, j'ai eu une soudaine illumination, et réalisé le sens de quelque chose que j'avais vu de la fenêtre de la voiture, la dernière fois que je suis revenue de Paris. Je ne vous ai peut-être pas dit que j'étais là-bas pour quelques jours le 1e du mois.

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 37  -- Auteur : Florence
    Publié le Samedi 15 août 2015 @ 21:42:16 (1016 lus)
    CHAPITRE XXXVII

    19 mars 1917

    Quelle semaine agitée nous avons eue. Mais ce fut une agitation heureuse. C'est comme si je n'avais jamais ressenti de douleur ou de chagrin, et que le temps et l'âge n'existaient pas. Avec l'avance anglaise, la révolution russe, et les zeppelins dégringolant des cieux, chaque jour a juste été un peu plus palpitant que le jour précédent.

    Je me demande concernant « Willie », comme nous avions l'habitude de l'appeler à l'époque où nous ne le prenions pas au sérieux, ce qu'il ressent au sujet de son dernier grand succès, la conversion démocratique, ou, je suppose, je devrais dire plus exactement, la conversion de toute la Russie à la démocratie ? Cela doit faire une drôle d'impression de s'être efforcé d'accomplir une chose pour aboutir exactement à l'inverse.

    Hier, c'était dimanche, jour qui clôturait le week-end agité, et troisième jour de beau temps de la semaine, plein de soleil, d'air clair, et de ciel bleu.

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 36  -- Auteur : Florence
    Publié le Mercredi 12 août 2015 @ 08:06:03 (1060 lus)
    CHAPITRE XXXVI

    1er mars 1917

    Bien, j'ai été très occupée pendant un certain temps, actuellement à recevoir le régiment, l'ensemble tournant autour du drapeau. Il a été levé aux « premières lueurs de l'aube », et descendu « aux derniers rayons du crépuscule » pendant quelques semaines, quand le régiment défila de nouveau devant la barrière. 
    Je dois vous dire la vérité, le premier homme qui a tenté de crier « Vive les Etats-Unis, a été arrêté par un cri : « Attendez, patience, pas encore », et un émoi a parcouru la ligne. C'était très bien. Je pouvais me permettre de sourire, et pour le moment d'attendre. Vous me dites toujours quel « homme patient » est Wilson. Je ne le conteste pas. Il y en a quand même d'autres. 

    Le drapeau m'a amené son premier visiteur le matin après le passage du régiment. J'étais à l'étage. Amélie m'a dit qu'il y avait « un petit soldat » à la porte. Ils sont tous « les petits soldats » pour elle, même quand ils mesurent six pieds, (un pied = 30,5 centimètres). Elle aime les voir entrer dans le jardin. Je l'ai entendu dire à l'un d'eux l'autre jour qui « ne voulait pas déranger Madame, si elle était occupée » « Mais, entrez donc. Les soldats ne gênent jamais ma maîtresse » .

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 35  -- Auteur : Florence
    Publié le Vendredi 07 août 2015 @ 00:00:02 (999 lus)
    CHAPITRE XXXV


    26 février 1917

    Que supposez-vous que j'ai fait depuis la dernière fois que je vous ai écrit ?

    En fait je suis allée au théâtre pour la première fois en quatre ans ? Auriez-vous jamais cru que je pourrais rester sans théâtre pendant si longtemps ? Quand même je suppose qu'aller au théâtre pour voir une sorte de spectacle de variétés vous semble, à vous qui continuez probablement à y aller une ou deux fois par semaine, une expérience fade. Bien, vous pouvez aller à l'opéra, ce que je ne peux pas faire. Mais vous ne pouvez pas voir les héros de Verdun, non seulement applaudir un spectacle, mais le donner, et c'est ce que j'ai fait, non seulement une fois mais deux depuis que je vous ai écrit.

    Je suis sûre de vous avoir dit que notre hôpital de campagne était dans la salle des fêtes de la commune, qui est une petite pièce rectangulaire avec une scène à une extrémité. C'est la seule chose se rapprochant d'un théâtre dont la commune soit fière. Elle est bien éclairée, avec de grandes fenêtres sur les côtés, et une lumière au-dessus de la scène. Elle est presque neuve et les murs et le plafond pointu sont recouverts d'un bois du Canada qui ressemble à de l'érable moucheté, mais n'en est pas.

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 34  -- Auteur : Florence
    Publié le Dimanche 02 août 2015 @ 03:29:48 (1528 lus)
    CHAPITRE XXXIV

    10 février 1917

    Bien, le 118e s'est installé pour ce qui ressemble à un long cantonnement. C'est sûrement le plus animé, aussi bien que le plus important que nous ayons jamais eu, et chaque petite ville et village est plein de monde entre ici et Coulommiers. Il y a non seulement ici cinq mille militaires de l'infanterie cantonnés le long des collines et dans les vallées, mais il y a aussi de grosses divisions d'artillerie. La petite place devant la station de chemin de fer à Couilly est pleine de canons gris et de chariots de munitions, et il y a des cuisines militaires et toutes sortes de chariots de l'intendance le long de toutes les routes, entre ici et Crécy-en-Brie qui est l'état-major pour la distribution de toutes sortes de matériels.

    Comme le temps a été intolérablement froid, bien que sec, et souvent ensoleillé, les soldats sont cantonnés en gros groupes de cinquante ou soixante, dans une pièce ou une grange, où ils dorment dans la paille, enroulés dans leurs couvertures, serrés comme des sardines pour avoir chaud. Ils sont arrivés presque gelés, mais ils se sont vite réchauffés, et maintenant le temps ne les dérange plus du tout.

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 33  -- Auteur : Florence
    Publié le Jeudi 30 juillet 2015 @ 03:19:10 (760 lus)
    CHAPITRE XXXIII

    2 février 1917

    J'avais à peine posté ma dernière lettre quand les nouvelles arrivèrent que les hommes du 23e régiment de dragons étaient arrivés sains et saufs à leur nouveau cantonnement. Mais voici la lettre qui relate l'histoire. Je suis désolée que vous insistiez pour avoir ces nouvelles en anglais, elles sont tellement mieux exprimées en français.

    "Avec l'Armée, 29 janvier

    Chère Madame,

    Bravo pour la jolie idée que vous avez eue de faire flotter le drapeau tricolore aux brises de l'hiver. Tous les soldats marchant sur Voisins ont vu les couleurs et ont été profondément touchés. Permettez-moi de vous transmettre le témoignage de leur gratitude.

    Comme je regrette La Creste. Ce n'est qu'après qu'on sait combien on était heureux. Je suis loin d'être installé confortablement ici. Je suis logé dans un vieux château désert. Il n'y a pas de feux, et nous sommes littéralement gelés. Cependant nous ne resterons pas longtemps, comme je retourne dans les tranchées dans un jour ou deux. On peut difficilement penser qu'il fera chaud là-bas. Mais j'aurai moins de temps pour me souvenir combien c'était beaucoup plus confortable à Huiry.

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 32  -- Auteur : Florence
    Publié le Lundi 27 juillet 2015 @ 08:07:52 (1003 lus)
    CHAPITRE XXXII

    30 janvier 1917

    Mon Dieu, mais il fait froid ici. Mercredi, le 24, il faisait 13 degrés au-dessous de zéro, et ce matin, à 10 H., il faisait 6 degrés au-dessous de zéro. Naturellement il s'agit de degrés centigrades, et non Fahrenheit, mais c'est le froid dont je souffre plus. Le temps sec et ensoleillé que vous connaissez aux Etats-Unis, même avec des températures au-dessous de zéro, ne m'a jamais fait souffrir autant que ce froid si humide. Je n'ai pas vu un tel froid en France depuis 1899. J'ai souvent vu ici l'hiver sans presque aucune gelée. Cette année il a commencé à geler il y a une quinzaine de jours. Il a commencé à neiger le 17, une fine neige sèche, et comme la terre était gelée, la neige avait des chances de rester. Elle a tenu jusqu'ici en dépit du fait qu'une ou deux fois depuis qu'elle tombe le soleil ait brillé. Cela paraît très joli, tout à fait irréel. Cela rappelle beaucoup la Nouvelle-Angleterre.

    Cela rend la vie difficile pour nous aussi bien que pour les soldats, mais ils rient et disent : « Nous avons vu pire ». Ils préfèrent ça à la pluie et à la boue. Mais cela rend les déplacements difficiles. Tout est tellement glissant, et si jamais il vous arrive de voir un cheval français ou une personne française « marchant sur la glace », je n'ai pas besoin de vous en dire plus.

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 31  -- Auteur : Florence
    Publié le Mardi 21 juillet 2015 @ 14:00:06 (1302 lus)
    CHAPITRE XXXI

    10 Janvier 1917

    Je suis allée à Paris, comme je vous ai dit que je l'espérais. Il n'y a rien de nouveau là-bas, sauf que, dans de nombreux domaines, ils commencent à souffrir de la guerre, et, tout compte fait, on parle trop de choses que personne ne peut vraiment connaître. J'étais toujours étonnée de voir tant de gaieté. En un sens c'est actuellement largement dû au grand nombre d'hommes en permission. Les rues, les restaurants, les salons de thé, en sont pleins, ainsi, m'ont-ils dit, que les théâtres.

    Savez-vous ce qui m'a frappée le plus fortement ? Vous ne le devinerez jamais. C'était le fait que les hommes en pantalons longs semblaient parfaitement absurdes. Je suis tellement habituée à la culotte et aux guêtres, que les plus élégants pantalons que je voyais sur les boulevards me semblaient laids et ridicules.

    Je laissai l'officier cantonné dans ma maison protectrice. La dernière fois que je l'ai vu il était assis au bureau dans le salon, sa pipe à la bouche, paraissant confortable et au chaud, et comme s'il était installé pour la vie. Je restai seulement quelques jours et revins pour la Saint Sylvestre, pour découvrir qu'il était parti la nuit précédente, ayant été soudain transféré dans l'équipe du Commandant de la Première Armée comme officier de liaison, et j'eus à la place un jeune sous-officier de vingt-deux ans, qui se révéla être un cousin du célèbre espion français, le Capitaine Luxe, qui fit cette évasion sensationnelle d'une prétendument imprenable prison militaire allemande. Je suis sûre que vous vous souvenez de cet incident, comme les journaux américains ont consacré des colonnes à ce fait sans précédent. Le héros de cette épisode sensationnelle est toujours dans l'Armée. Je me demande ce que les allemands feront de lui s'ils l'attrapent de nouveau ? Il semble difficilement imaginable qu'ils lui laisseront une seconde chance de sauver sa vie. 

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 30  -- Auteur : Florence
    Publié le Dimanche 19 juillet 2015 @ 11:44:22 (1109 lus)
    CHAPITRE XXX

    17 décembre 1916

    Bien, nous n'avons pas gardé notre première division de dragons aussi longtemps que prévu. Ils ont passé une partie de leurs trois semaines en dehors des tranchées à Nanteuil et en voyage. Ainsi il nous a semblé qu'ils étaient à peine installés quand ils ont reçu l'ordre de partir. Ils ont été là seulement un peu plus d'une semaine.

    Je m'étais à peine habituée à voir l'Aspirant dans la maison, soit écrivant avec le chat sur ses genoux, ou lisant avec Dick assis à côté de lui dans l'espoir qu'il lui caresse la tête, quand un soir il vint et me dit calmement : « Bien, Madame, nous partons dans un jour ou deux. L'ordre pour la relève est arrivé, mais le jour et l'heure ne sont pas encore fixés ».

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 29  -- Auteur : florence
    Publié le Dimanche 12 juillet 2015 @ 07:58:53 (1255 lus)
    CHAPITRE XXIX

    6 décembre 1916

    Bien, enfin, l'atmosphère au haut de la colline est complètement changée. Nous avons de nouveau un cantonnement de régiment, et cette fois le plus intéressant que nous ayons jamais eu, le 23e régiment de dragons, hommes en service actif, qui font un travail d'infanterie dans les tranchées à Tracy-le-Val, dans la forêt de Laigue, l'endroit du front le plus proche de Paris.

    Cela constitue, comme d'habitude, uniquement le côté décoratif et pittoresque de la guerre, mais c'est extrêmement intéressant, plus que tout ce qui est arrivé depuis la bataille de la Marne.

    Avez-vous déjà eu des soldats cantonnés près de vous ? Et peut-être que vous n'en avez jamais eu. J'aurais souhaité que vous soyez ici maintenant.

    C'était dimanche juste après le déjeuner, une jour gris et froid qui s'était levé sur une terre couverte de givre. On frappa à la porte du salon. J'ouvris, et il y avait un soldat les talons joints, faisant le salut militaire, qui me dit : « Bonjour Madame, avez-vous un lit pour un soldat ? ».

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    Histoire : On the edge of the war zone - chapitre 28  -- Auteur : Florence
    Publié le Dimanche 05 juillet 2015 @ 23:16:46 (1451 lus)
    CHAPITRE XXVIII

    25 novembre 1916

    Il pleut. C'est une pluie froide et continue. Je ne me sens pas en humeur d'écrire une lettre. C'est seulement pour vous dire que j'ai assez d'anthracite pour aller jusqu'à la fin de février, que la maison est chaude et confortable, et que je suis contente, à juste titre, d'affronter cette troisième année de guerre sans avoir peur de geler. Cela coûte trente-deux dollars la tonne. Que vous en semble-t-il ?

    J'ai planté mes bulbes de tulipe, nettoyé le jardin pour l'hiver, et je me suis installée pour vivre à l'intérieur de mes murs, avec mon courage pris à deux mains, et l'espoir que la prochaine offensive de printemps ne sera pas une grande déception.

    Pendant ce temps j'étais désolée que Franz Josef n'ait pas vécu assez longtemps pour voir la fin de cette guerre, qui est la sienne, et recevoir son châtiment. J'étais désolée pour lui autrefois, quand il semblait que le destin s'acharnait sur les têtes des Habsbourg. J'avais tort. Les coups tuent tout le monde dans la famille sauf le père. La façon dont il se comportait, et le fait qu'il n'ait jamais appris à être bon et sage, prouvent le peu de compassion qu'il méritait.

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