Du rififi à Crécy-en-Brie – Saison 2 – épisode 2

La première victime de la déconnexion fut un gars qui trainait dans le pays depuis quelques décennies, un certain Paulo. Il n’était pas d’ici mais on avait fini par s’habituer à lui dans le paysage. Il a même été brionaute un temps, c’est dire.
On l’a retrouvé errant dans les rues de Crécy un lundi soir vers minuit et on sait qu’il y a pas grand monde dans les rues à cette heure-là. Il pouvait plus rentrer chez lui, son code était refusé. Sa bagnole ne s’ouvrait plus, sa carte bancaire était rejetée. Son portable ne le connaissait plus.

Il fut recueilli par le CCAS, des gens biens, prêts à rendre service et à dépanner les pauvres bougres. Mais cela ne pouvait durer qu’un temps. Tant que sa puce n’était pas réactivée, il était foutu.
Et on savait pas encore comment les réactiver les puces sans opérer, et pour se faire opérer il fallait payer, et pour payer, il fallait avoir une carte bleue qui marche, … vous voyez le topo, il était foutu le gars, je vous l’ai dis !

L’enquête fut confiée à la police communautaire. Oui, parce que depuis que le Pays Créçois avait grossi et même avalé les 2 ou 3 autres communautés de communes voisines, elle avait pu obtenir la compétence « police et sécurité ». Avaient été embauchés quelques ex-vigiles mais aussi des informaticiens vue la cybercriminalité qui commençait à sévir.
L’inspecteur qui prit l’affaire était d’ailleurs un ancien brionaute reconverti. Il s’appelait Emile. Il y avait un labo spécialisé dans les locaux de la CCPC au 5ème étage de l’immeuble de Crécy. Un labo super-équipé, mais l’inspecteur se fiait aussi à son instinct, et à l’occasion demandait quelques tuyaux au cyber du coin, relooké et flambant neuf du sieur Bruno.
Car ça a beau être de la criminalité high-tech, les bonnes vieilles méthodes, il n’y a que ça de vrai.

D’abord à qui profitait le crime ? Le gars déconnecté disait à qui voulait l’entendre sur Facebook qu’il allait se présenter aux élections territoriales. De quoi en inquiéter quelques-uns vue qu’il ne disait pas vraiment avec quel parti il allait y aller. Pour l’inspecteur, cela sentait un peu le roussi, et il préféra éluder la question pour l’instant et prendre le sujet par un autre bout, en étudiant les indices et les témoignages.

Tout avait commencé par un chat où ce pauvre bougre de Paulo avait été rencardé par une certaine Cathia au bistrot du coin, une photographe qui voulait lui faire son portrait qu’elle disait. Là, après 2 ou 3 verres il avait cru reprendre le chemin de chez lui mais se rappelait vaguement avoir gambadé dans l’herbe du côté des promenades. Et puis plus rien.
Après le retour chez lui, devant sa porte qui ouvrait plus, et le constat d’avoir été déconnecté !
Il fallait donc rechercher la dénommée Cathia. Au troquet, on ne se rappelait pas avoir vu d’inconnus ce soir-là. C’était un soir où il y avait beaucoup de monde, ils avaient bien choisi leur jour. Et le patron, comme les habitués, ne se souvenait pas d’avoir croisé d’autres personnes que des visages connus, nombreux mais connus, dont Paulo qui trainait souvent par là.

Côté ADN le labo avait eu beau chercher, on n’avait rien trouvé de significatif. A désespérer de toute cette technique sophistiquée !

L’enquête piétinait quand une nouvelle affaire vint compliquer la tâche de Emile l’inspecteur de la police communautaire …

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2 réponses

  1. Jean-Michel Sagnes dit :

    je recommande à blaise : Perter F. Hamilton, l’étoile de Pandore. Vu ce que je lis, ça devrait lui plaire 🙂

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