du rififi à Crécy-en-Brie – épisode 9 & 10

Episode 9

par Golby : à David Vincent

La saison des pluies approche et avec, les grands débordements. Heureusement que j’habite sur le plateau ; les derniers irréductibles qui vivent encore dans la vallée vont manger froid tout l’hiver.

C’est marrant depuis des années qu’on leur bourrait le crâne avec des risques de catastrophes toute plus graves les unes que les autres, les Français n’avaient toujours pas compris qu’on se foutait de leur gueule. J’me souviens de mes parents qu’avaient eu la trouille toute leur vie des Russes qu’allaient les envahir tous les 2 jours.

Puis tout d’un coup, plus rien. En 99, ça avait été le coup de la fin du monde informatique avec Y2K. Y s’en était mis plein les fouilles, les Microsoft, et toutes les SS2I and co, tout ça pour un truc de merde qu’ils avaient eux même mis en place. Puis ensuite, ya eu les Islamistes doublés de toute la panoplie des maladies infectieuses.

Tiens le coup de la vache folle par exemple : soit disant qu’on devait avoir 500000 morts après qu’on ait bouffé des vaches malades. Que dalle. Ya bien eu quelques cas mais ça en a fait vendre du papier et de la minute de pub télé. Même chose pour la grippe aviaire, quelle vaste blague ! Et pendant ce temps là, on ne s’inquiétait pas des maladies génétiques et des cancers qui explosaient à cause de la pollution automobile. Vraiment, les Français sont bien des veaux comme disait le général De Gaulle ; on leur dit d’avoir peur de ça ou de ça et ça y est, ils tremblent. Là, on leur dit que le changement climatique est en marche et il courre. Mais je suis sur que toutes ces histoires d’inondation répétées ne sont que cycliques et que ça va redevenir « normal ». Qu’est que c’est un temps normal. Un coup, il fait froid, un coup chaud. C’est ça la météo. Un volcan qui pête à l’autre bout du monde et ensuite on’s lesgêlent pendant 2 ans. Un courant qui s’inverse au milieu du pacifique et on crève de chaud. Pas de quoi en faire un plat. Tout ça, c’avait été l’occasion d’augmenter les taxes et nous pomper plus de blé pour entretenir le train de vie des parasites qui soit disant nous gouvernent.
Ben ouais, c’est déjà arrivé bien des fois, ces changements climatiques rapides. Les mammouths en ont fait les frais avec une inversion climatique glaciale qui les avaient congelés sur place. Ce coup là, c’est les poissons qui vont être cuits directs, ça changera.

Si ça continue, on va juste se retrouver avec 4 ou 5 m d’eau chez Florence, dans les rues du Havre. Comme ya 125000 ans. Pas de quoi en faire un plat. Ce sera de l’eau salée. En habitant au 2 ème étage, avec un seau, yaura qu’à se pencher pour avoir de l’eau pour faire cuire  les nouilles. C’est pas beau le progrès ?

Une alarme sur mon Terminal Personnel Mobile. Vivaldi. Le traceur me le signale à … Hong-Kong. Et en plus, il a pris l’adresse IP de Blackshadow, l’autre allumé du clavier. Celui-là après ses 3 séjours en hôpital psy, y va pas mieux ; après s’être pris pour un candidat à la présidentielle de l’ex-république, il a voulu occuper le poste de président de la fédération européenne. Ca a moyennement fait rire les Allemands et les Anglais. Y comprennent rien au sens de l’humour, les Teutons et les Rosbiffs.

Eh merde, l’autre il a pris ses précautions. Quesse ki dit ? Encore un trucidé à Saint Augustin cette fois.

Ah ! Saint Augustin, j’aime bien y aller une fois par an pour les soirées irlandaises. Je me picole des mousses toute la soirée. La dernière fois que j’y suis allé, j’étais tellement bourré que j’ai eu un vieux coup de Blues en pensant à la musique que j’écoutais quand j’allais en vacances en Bretagne quand j’étais gamin. J’ai retrouvé le texte dans mon TPM .

Je vous l’insère,  ça vous plaira peut-être (prochain épisode).

Episode 10

J’l’ai appelé “Irish Weavers blues”.

Le son cristallin de la harpe me rappelle des suites irlandaises
D’Alan Stivell et me raconte des bords de mer,
Forts éloignés de Saint Augustin en Brie.
La musique court et s’égrène, cristalline.
La nostalgie d’un autre pays
Me prends, loin des brûmes de la presque Picardie,
Ici, près de Crécy en Brie.

 
Loin d’anciens amis de Little Brittany et de l’enfance soudain chérie,
D’une musique traditionnelle,
Se retrouver dans une autre vie,
Tel est le curieux effet d’avoir changé de patrie.
Les forêts de l’Irish country,
Les fumées des pubs à cofee.
Dans cette musique,
Tout permet la redécouverte
De la Bretagne des côtes chérie;
Celle d’avant les promoteurs,
Et aménageurs pour Parisiens vieillis.

Armorique,
Âme du pays celtique,
Argoat, âme du pays des fées,
Brocéliande, pays des clefs
Des songes de Merlin ensorcelé.

As tu perdu ton coeur, Brittany?
Simplement désormais
La province d’un petit pays;
Ta population expatriée
Dans les deux hémisphères
A essaimé.

Oppressée par le Franc Etat jacobin,
Envahie par de vaniteux Parisiens,
Tu as perdu ton précieux végétal écrin.
Désormais, que reste t’il de ton identité?
Peut-être juste le souvenir éloigné ;
Sur la lande
Du combat des Trente
Contre l’Anglais.

Ou encore le piteux mariage de Langeais
Qui vit ton identité se fondre au Français.
Et si Beaumanoir
Pu son sang boire.
Tes habitants pourront-il encore, un jour,
Etancher leur soif dans le Val sans Retour?
Breizh atao
Tel sera mon dernier mot.

(article vu 9 fois)

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11 réponses

  1. Jean-Michel Sagnes dit :

    il devient trop sérieux Golby….on était habitué à mieux. 🙁
    tu devrais prendre un peu de repos 😉

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