Grosse colère autour du tram train

Hier soir, vendredi, j’ai été témoin d’un évènement insolite en gare d’Esbly. Il y avait longtemps que l’on n’avait pas parlé du Tram-Train, c’est l’occasion de le faire.

Je suis donc arrivé à Esbly vers 19H05 par le train partant de la gare de l’est à 18H31.
Sur le quai C de la gare, celui de notre Tram Train (que j’appelerai TiTi dans la suite pour faire court), nous avons retrouvé les voyeurs du train de 18H01 arrivés une demie heure plus tôt. Ils  avaient raté le tram-train précédant qui part d’Esbly vers 18H40. Que s’était-il passé ?
Le train qui ramenait de Paris est arrivé à Esbly avec un peu de retard, au moment où le TiTi s’apprêtait à quitter Esbly pour Crécy, sans doute presque vide. De fait le Tram Train a démarré sans attendre les passagers arrivant de Paris. Il se trouve, tous les témoignages concordent que plusieurs voyageurs étaient déjà en train de traverser la passerelle quand le tram train a démarré.
Forcément, les voyageurs ont mal vécu ce départ précipité et volontaire qui allait leur faire perdre une demie heure à attendre à Esbly. Ce n’est pas la première fois que nous déplorons ce type d’évènement.
 

Le Directeur du transilien nous avait pourtant fait savoir a plusieurs reprises que des consignes avaient été données aux conducteurs du TiTi pour qu’ils fassent preuve d’un peu de souplesse, et de bon sens, quand ce type de situation se présentait : arrivée du train de Paris à l’heure de départ théorique du TiTi.
Quand le Tram Train est revenu à ESBLY vers 19H10, nous sommes montés dans la rame.
A ce moment là un jeune voyageur est allé à la rencontre du conducteur à sa sortie de la cabine de conduite.
Le voyageur a demandé au conducteur pourquoi il avait démarré alors qu’il savait que le train était arrivé, ce à quoi le conducteur a répondu qu’il était obligé de démarrer quand l’instruction lui en était donnée et que sinon c’est lui qui "se faisait engueuler".
Par la suite, le ton a monté entre le voyageur, et les conducteurs. Je dois bien préciser que le voyageur a tenu des propos assez lamentables, du genre de ceux qui visent les fonctionnaires et assimilés, je vous épargne les "qui foutent rien", et autres propos du même genre… J’imagine que les conducteurs, tous très jeunes, n’ont sans doute pas été formés pour faire face à de telles situations conflictuelles dans leur travail. En répondant au voyageur sur le même ton, ils n’ont pas su désamorcer le conflit, la scène prenant la tournure d’une querelle de banlieue.
Le conducteur a ensuite gagné le poste de conduite opposé et de l’autre côté de la rame qu’il pensait encore conduire jusqu’à Crécy, je suppose. Une discussion s’est de nouveau engagée avec un ou plusieurs autres voyageurs à l’autre extrémité (possible que le premier voyeur dont je viens de relater les propos les ait rejoint).
Nous avons alors vu le conducteur regagner la gare. Ensuite a commencé une grande pantalonnade puisque la gare a appelé la gendarmerie qui est arrivée en même temps qu’une équipe de la police ferroviaire. En gare, le guichet a été aussitôt fermé sans délivrer la moindre information. Cela n’a pas contribué à calmer le mécontentement des voyageurs qui avaient quitté le TiTi pour rejoindre le hall de la gare. Les seuls interlocuteurs restants, étaient les agents de la police ferroviaire.
La navette a été suspendue pour la soirée. Un bus de substitution avait d’ores et déjà été commandé par la SNCF, mais avant qu’il n’arrive à Esbly, il s’écoulerait bien une heure, nous a-t-on dit.
Bref, nous avons du regagner nos foyers par nos propres moyens en usant du covoiturage.

L’analyse que je fais de tout cela.

Pour ce qui est du retrait des conducteurs, je dois reconnaître que la situation était compliquée sans qu’il y ait pour autant d’agression physique, toutefois on peut parler d’agression verbale. Je ne pense pas que cette tournure des évènements soit la question la plus problématique même si elle a été gênante pour le service et désagréable pour nous. On peut comprendre que quelqu’un refuse de travailler sous les insultes.
 
En revanche, il faut nous concentrer sur l’origine de l’incident, le départ "prématuré" du TiTi. D’un côté on nous dit que des consignes ont été données par la plus haute hierarchie pour faire preuve d’adaptabilité, de l’autre les conducteurs semblent les ignorer et prétendent se faire réprimander s’ils ne partent pas à l’heure dite. Ce double discours, montre qu’il y a de toute évidence un souci de management des équipes. Procédure ? Consignes de contournement ? ou pas ?
Ce n’est pas la première fois que ce type d’évènement survient. Avant le TiTi, les conducteurs étaient plus isolés dans leur cabines, aujourd’hui les conducteurs doivent remonter la rame au milieu des voyageurs, il y a donc un risque de voir ce scénario se reproduire à l’avenir.
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Voila mon compte rendu de l’évènement que j’ai fait remonté à l’association des usagers. Je pense que nous attendons tous une réponse sur la gestion de la correspondance en cas de retard du train de Paris (cas où le train de Paris arrive en gare à l’heure de départ théorique du TiTi). Il serait souhaitable aussi qu’une information soit diffusée auprès des usagers de la ligne si une solution était trouvée.

jna.

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4 réponses

  1. jms dit :

    Un peu surréaliste cette histoire de Titi.
    Des correspondances ratées ça arrive tous les jours à la SNCF, y compris avec les TGV. Du moment qu’il y a un train dans la demi-heure qui suit, ils ne font pas attendre. Alors c’est vrai que c’est un peu fort, à quelques secondes près, alors même que la raison d’être de cette navette est d’être en correspondance avec le train de Paris,voila qu’elle part quasiment à vide. Encore une aberration de l’administration !

  2. papounet dit :

    Et Rominet qu’est-ce qu’il faisait pendant ce temps là :# 😉

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