Histoire de Crécy-en-Brie par le Dr Th. Robillard

Enfin  disponible en version intégrale et numériséesur le site gallica de la Bibliothèque Nationale de France, je vous propose dedécouvrir  la toute première monographie deCrécy-en-Brie et de la Chapelle-sur-Crécy, imprimée en 1852, par le Dr ThéodoreRobillard et annotée par le jeune Théophile Lhuillier.

Nombres de sesinformations ont été d’ailleurs retranscrit dans la monographie communale de1886, par M. Bellot, instituteur, que vous pouvez consulter sur le site desarchives départementales de Seine et Marne, en version numérisée.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6522916j.image.r=+.f10.langFR

Grâce à une excursion menée en1869 par le Docteur Théodore Robillard pour faire découvrir Crécy et sesenvirons aux membres de la Société historique et d’archéologie deChâteau-Thierry , il m’a permis de redécouvrir l’emplacement de la grosse rocheet sa grotte.
Emplacement  de la roche confirméquelques temps après grâce à une petite gravure sur bois d’un artiste nomméFroment représentant une œuvre de François de Montholon : le moulin deSerbonne. Mais aussi il a été le premier à évoquer le terme des « armesparlantes » pour le blason de Crécy-en-Brie

/?p=3171&mode=nested

/?p=3368&mode=nested

Je vous souhaite une bonnelecture,  plus agréable pour les yeux entéléchargeant l’ouvrage en format pdf, ou en optant pour une version imprimée. Biensûr, il existe aussi dans cet ouvrage quelques inexactitudes… comme par exempleque l’empereur romain Aurélien, serait passé plusieurs fois à l’emplacementactuel de Crécy en l’an 277 alors qu’il fut assassiné 2 ans plus tôt.

Mais cela n’enlève rien au charme de l’écriturepar ce passionné de l’histoire locale … car aussi il y a aussi des faits quisont restés inaperçus !

Les habitations construites surles rives de La chapelle en face de celles de Saint-Martin ont formé Crécy au Vesiècle au temps des Mérovingiens, jusqu’au déplacement de sa population autourde la construction d’un manoir féodal sur une île vers la fin du  IXe siècle après l’invasion normande.

Nous pouvons en déduire que LaChapelle se nommait en autre « Creceium » avant de devenir « Vignoly »vers le Xe siècle puis « Cappella » au XIIe siècle et ainsicomprendre pourquoi  entre Saint-Martinet La Chapelle il y a avait un pont. Il n’y avait pas que le lien religieux quiunissait ces deux rives. Ce fût aussi à une époque éloignée un seul et mêmevillage…  Crécy .

Bref, il y a encore matière à fairecogiter nos méninges et faire évoluer nos connaissances au sujet de notrehistoire locale !

Sources :

http://www.Gallica.bnf.fr

http://archives.seine-et-marne.fr/archives-en-ligne

– Photo gravure IJ

(article vu 32 fois)

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

Vous aimerez aussi...

7 réponses

  1. jma dit :

    Merci pour l’information, je viens de l’imprimer en fichier pdf et l’ai lu, j’ai relevé une autre inexactitude, relative aux nombre de tours dans Crécy.
    A le lire il y en aurait eu 100, ce qui est bien sur faux puisque sur les documents officiels du moyen âge il n y en avait que 49.
    Merci pour l’amoureux du passé que je suis, car je ne l’avais pas celui là.
    :-e)

    • IndianaJones dit :

      Mais de rien… Cela reste un plaisir de faire partager « mes trouvailles » pour faire évoluer nos connaissances sur l’histoire locale.
      Effectivement, on trouve Crécy aux 100 tours, comparé à Thèbes aux 100 portes, mentionnée dans un ouvrage de 1825 (Pèlerinages d’un Childe-Harold parisien, aux environs de la capitale) et qui reste ne pour moi qu’une représentation poétique.
      Puis Crécy aux 99 tours dans un ouvrage de 1826 (Dictionnaire de la géographie physique et politique de la France et de ses colonies) qui suggère que la cité en aurait été dotée.
      D’ailleurs la légende prétend qu’en s’arrêtant à ce chiffre, c’est parce que Crécy ne voulait pas qu’on l’appelle la cité aux 100 tours.
      Or, il y a une part de vrai dans ces représentations !
      Nous savons que le nombre de tours à Crécy est de 49. Si vous rajoutez leurs reflets dans la rivière, nous obtenons le nombres de 98. Plus la tour de l’église Saint Georges… le compte est bon !

      • jms dit :

        Le plan de Le Rouge de 1778 en montre environ 50 (53 si je compte bien) mais est-ce que les portes comptent pour une ou pour deux ?
        Une question que je me pose et qui ne semble jamais inquiéter directement les commentateurs, c’est comment ont-elles toutes ou presque fair pour disparaitre, pour qu’il n’en reste de nos jours qu’une dizaine, ruines incluses ? invasions ? pas vraiment, effet du temps, non plus. Ce ne serait que la réutilisation pour d’autres constructions plus adaptées ? Je ne sais pas si quelqu’un a une autre explication.

        • IndianaJones dit :

          C’est à partir de 1641 que les remparts de Crécy ont été mis en concessions par les seigneurs engagistes de la ville, ce qui leurs assuraient de rentes (le château était en ruine, la Porte Marchande disparait et les remparts n’étaient plus entretenus).

          Et il y avait un peu plus de 50 tours à Crécy-en-Brie

  2. jms dit :

    J’ai corrigé le nom de l’auteur de l’article, il s’agit bien sur de IndianaJones.
    Merci à lui pour avoir déniché de petit trésor, si précieux pour les amateurs d’histoire locale que nous sommes.

  3. jlv dit :

    jolie trouvaille en effet ! Bravo Indi (en plus ça va super bien avec le monsieur au fouet et au chapeau qui a peur des serpents 🙂 …
    Pour la disparition des édifices en pierres, il est assez courant de constater que très souvent, les édifices en ruine ou devenant « objets de contestation » finissent en carrière de pierres pour les entrepreneurs du coin. Dans le docuement qui vient de nous être communiqué, il est bien entendu question de l’abbaye de Pont-aux-Dames qui a été démantelée après la révolution, certaines maisons du village ayant aujourd’hui des éléments en pierre dont l’origine ne fait aucun doute !
    Peut-être est-ce aussi ce qu’il est advenu des tours.. mais ce n’est que mon avis.
    JLV

    • IndianaJones dit :

      Merci !
      C’est vrai que le docteur Théodore Robillard, avec son dégoût pour les rampants, ressemble au personnage d’Indiana Jones. Ce livre en 1852, était en dépôt unique chez l’auteur, au 37 rue Nationale à Crécy-en-Brie, aujourd’hui rue du Général Leclerc.

Laisser un commentaire