La controverse de Voulangis

L’urbanisme est un sujet qui concerne nos communes,notamment lorsqu’il s’agit de discuter du PLU.

A Voulangis, la révision du PLU vient d’être lancée. Au cours du dernier conseilmunicipal, une discussion passionnante s’est déroulée entre le maire et sonadjoint à l’urbanisme. La controverse a mis en exergue deux visions du sujetqui se défendent chacune et qui permettent de mettre le doigt sur le fond dudébat.

Nous sommes dans la phase de sélection du cabinet chargé defaire l’étude. Au moment du choix fallait-il privilégier un cabinet spécialistede l’urbanisme ou un cabinet spécialiste des procédures de PLU ?

Ceux qui ont assisté à la réunion organisée par la CCPC auprintemps sur le SCOT (schéma de cohérence territoriale) ont appris que l’étatpoussait les communautés territoriales à construire au maximum. (voir article /?p=3642&mode=nested)

Pour préserver notre cadre de vie, il faudra savoir résisterà cette urbanisation forcée. (objectifs de l’état en Pays Créçois: 280 logements par an)

Le PLU a pour objectif de définir les règles d’urbanismedans la commune pour les années à venir. Quelles zones seront construites ?quelles zones resteront agricoles, naturelles, à but industriel, etc …
Et dans chaque zone constructible, quels seront les POS, leshauteurs de construction, les distances à respecter, etc.

Un cabinet spécialisé dans l’urbanisme apporterait unevision du devenir du village, avec des idées d’aménagements, des propositionsarchitecturales, peut-être des projets innovants.

Un cabinet qui a une expérience d’élaboration de PLU auraitla maitrise des procédures, une spécialisation en matière de droit, la capacitéà défendre la commune face aux contraintes multiples du dispositif législatifapplicable, et aux pressions de l’état pour urbaniser toujours plus.

Cette dernière vision, défendue par le Maire, a été convaincante,la préservation du cadre de vie avant tout.

Dans les prochaines années, pour chaque PLU revisé, les communes seront confrontées à des choix, souvent limités, car contraints par le SCOT, la règlementation et les pressions de l’état pour construire toujours plus.
A côté de cela, on nous annonce un déficit en logements, beaucoup de français sont mal logés ou à la rue. Les loyers restent chers, les prix de l’immobilier ne baissent pas. Les constructions neuves sont hors de prix.
Les gens viennent construire chez nous, car c’est un peu moins cher qu’en banlieue, malgré des temps de transports très longs pour rejoindre les zones d’activités. Le mal vivre en région parisienne pousse les gens à partir en province, sauf en seine-et-marne où il reste des terrains. Jusqu’à ce que le mal vivre arrive aussi ici.
A coté de cela, les activités de Marne-la-Vallée et le futur parc Villages Nature ont besoin de logements pour les employés.
Notre territoire risque d’y perdre de sa tranquilité et de son caractère encore rural et préservé. L’enjeu est là.

Nota : le titre fait référence paranalogie à la controverse de Valladolid, débat sur le comportement à adopter vis-a-vis des indiens du nouveau monde.

(article vu 35 fois)

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23 réponses

  1. retraitactif dit :

    Voulangis a beaucoup changé :#
    sur la photo d’illustration 😉

  2. jna dit :

    Je vais donner un tuyau pour les élus qui se posent la question du choix d’un cabinet. Faites appel à une université ou une école d’ingénieur (Ex Polytech TOURs – section Aménagement du territoire) : la constitution d’un PLU ( Voulangis c’est qd meme un peu petit) c’est un bon sujet pour un projet de deuxième année : disons un groupe de 3 à 4 stagiaires motivés … coût, celui de la rémunération de stagiaires du supérieur, soit un peu plus de 400€ par mois/ par stagiaire. :-d)

    • retraitactif dit :

      idée généreuse mais pas de garantie contractuelle.. 🙁
      Et pourquoi Polytech TOURSl 😉 :b

    • jms dit :

      Le prix d’un cabinet c’est entre 15 000 et 25 000 euros pour une telle étude.
      Sachant que même si la commune n’est pas grande, il y a des obligations règlementaires strictes et notamment le code des marchés publics à suivre. De ce fait je doute fort que des stagiaires pourraient faire ce travail.
      Par sécurité les communes font appel à des cabinets ayant un maximum de références sur des sujets comparables.
      Par contre il est d’autres sujets d’études où l’on fait systématiquement appel à des cabinets alors qu’on pourrait faire des économies. Je repense à la réalisation des plaquettes de l’office du tourisme, que des bénévoles connaissant le secteur, éventuellement aidés de stagiaires auraient pu réaliser à moindre cout et pour une meilleure qualité du résultat.

      • IndianaJones dit :

        C’est vrai que pour une communauté de commune qui prétend promouvoir et connaître la « Vallée des Peintres », ça fait tâche !
        Engager des dépenses publiques pour ce genre de brochures qui écorchent les noms des artistes et des parcours où l’on risque de se perdre, fait de nous, Paysans Créçois, des incultes.
        Mais bon, il paraît que la CCPC est compétente dans ce domaine… J’imagine déjà ce que sera le tourisme en pays créçois avec l’embauche prochaine d’un directeur non compétent sur notre histoire et notre patrimoine, mais de « catégorie A » chez les fonctionnaires pour prétendre à ce poste. Quand on voit déjà que le blason de Crécy-La-Chapelle est confondu avec celui de Crécy-en-Ponthieu au niveau des attributions de marché de l’urbanisme, qui reste affiché aux yeux du monde et des touristes pendant des semaines, bah c’est très moche… 😮
        Ça aussi, ça semble de mauvaise augure ! 😀

        • jms dit :

          Tu fais référence au status de l’office du tourisme, après le non-renouvellement de la convention entre la CCPC et l’association de l’OT. Il avait ét évoqué le remplacement de l’association par un Etablissement Public (EPIC) et donc le recrutement d’un directeur (pas nécessairement fonctionnaire). La décision est repoussée après les élections, mais la solution association reste pertinente, voire la meilleure. On continuera à la défendre, sachant qu’elle nécessitera de repenser la convention OT-CCPC pour éviter les éccueils de passé.

          • retraitactif dit :

            convention ou pas qu’est-ce qui empêche de poursuivre la vie de l’association? :#

            • jms dit :

              Elle peut vivre mais son objet tombe à l’eau; Elle n’a plus délégation de la CCPC pour participer à la gestion de l’office du tourisme.
              D’un autre côté, c’est l’association qui est titulaire de l’étoile de l’OT vis-à-vis des instances départementales du tourisme. En attendant l’OT s’auto-gère avec le personnel. Il faudra bien qu’il une ait une régularisation.

        • Korie dit :

          Tu as raison indianajones de dénoncer cela.
          Pourquoi dépenser autant d’argent, inutilement, alors que des personnes compétentes du monde associatif peuvent le faire et avec passion ? :paf
          C’est du grand n’importe quoi.

  3. MANDEAD dit :

    En clair il faut fermer sa bouche et accepter de ne plus etre chez soi et que l on detruise notre cadre de vie, comme a bussy, serris et magny… bien bien mais en verité vous vous posez trop de questions les amis.. .
    un conglomérat d investisseurs trouvera toujours une oreille attentive dans les mairies, a ses petits problèmes d urbanisme…(aide; ca n a pas d odeur …)

    • jms dit :

      Les choses ne sont pas si manichéenes que cela. On peut encore se défendre mais c’est dur.
      Avec le recul, le cabinet choisi nous a bien aidé, même si on n’est pas encore au bout du tunnel.
      L’état a émis un avis défavorable à notre PLU parce qu’on ne densifie pas assez selon lui. Il va falloir encore se battre pour faire valloir notre point de vue.

      • retraitactif dit :

        tu parles bien de celui de Voulangis??? 😕

      • jna dit :

        oui mais comment NOS chantres de la ruralité peuvent-ils être contre le principe de densification ?
        Est-il normal de voir des villages tels que Voulangis s’étaler sans queue ni tête en grignotant toujours sur les terres agricoles au bénéfice du petit confort de quelques nantis qui construisent de grosses maisons sur de grands terrains fertiles.
        Nous savons que cette politique urbanistique qui n’en est pas une conduit à favoriser une agricultre toujours plus intensive pour maintenir les volumes de production sur de plus petits espaces. Les voulangeois qui cultivent du gazon et occupent leurs we à tondre au moyen de leurs micro-tracteurs (car la bas, les surfaces sont trop grandes pour être tondues avec des tondeuses classiques) devraient y réfléchir.
        Il y a un ENORME paradoxe dans cette soi disant défense de la ruralité que seul une forme d’égoisme peut expliquer. C’est aussi ce que l’on appelle faire de la politique.

        • jms dit :

          Voulangis est un village où il fait encore bon vivre. On sent bien sur une jalousie dans ces propos polémiques injustifiés.
          La loi ALUR qui permet de construire sur un mouchoir de poche est décriée par tous par son absurdité. A Crécy, vous en subissez les conséquences au travers de constructions multiples qui poussent dans les hameaux pour le grand bonheur des promoteurs et le mécontentement de tous. A Voulangis, nos deux hameaux sont inconstructibles, cela résoud le problème de la consommation d’espace. Des espaces agricoles et naturels sont conservés, y compris au centre bourg pour respirer et pour ne pas rendre impossible une circulation automobile forcément limitée dans nos petites rues pas prévues pour ça. L’état voudrait que l’on construire sur un terrain agricole en centre bourg. Nous souhaitons le conserver dans l’hypothèse lointaine d’agrandissement de l’école. On connait nombre de villages qui ont construit tout leur centre et qui au moment d’agrandir leur école ont du en construire une à un ou deux km hors de l’agglomération. Nous sommes prévenant tout simplement. Quant à la construction des dents creuses dans le village (terrain entre deux maisons), il faut être réaliste, si les propriétaires ne sont pas vendeurs on ne peut pas les forcer.
          A côté de cela on prévoie de petits logements pour loger les jeunes qui ne peuvent se payer de grandes maisons sur de grands terrains, on a même prévu quelques logements sociaux au plus près de la gare de Villiers pour que les gens puissent y aller à pied limitant la circulation automobile.
          Tout ce que je décris c’est le principe de réalité, loin des discours de bobos parisiens que l’on entend ici ou là dans les médias et qui influencent les propos de nos meilleurs commentateurs.

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