PNR Brie et 2 Morin, espace, transports et énergie

Ce mercredi 2 décembre a eu lieu à Villiers-sur-Morin une réunion concernant le projet de Parc Naturel Régional de la Brie et des Deux Morin.
Cette réunion s’inscrivait dans le cadre d’une série de rencontres dites "élargies" où le grand public pouvait participer. (voir le programme dans notre article : PNR l’apport des citoyens)
Celle du 2 décembre avait pour thème : "Aménagement de l’espace, transports et énergie".
4 enjeux ont été définis. Pour chacun, les travaux précédents des commissions avaient permis de définir le constat et les argumentaires en faveur de la création d’un PNR. Des champs d’intervention, en somme les solutions pour atteindre cet enjeu, ont été proposés au cours de cette réunion.
Deux grands thèmes ont motivé cette étude :
– la gestion spatiale et les transports
– l’économie d’énergie et les énergies renouvelables.
Jean-Claude Hermann, vice-président de la communauté de communes du pays créçois, accueille les participants au nom de la présidente Patricia Lemoine.

M Rigault président de cette commission thématique présente les intervenants et situe le contexte de cette réunion. Les travaux élaborés avec l’aide de l’IAU (Institut d’Aménagement et d’Urbanisme) de l’Ile-de-France sont présentés ce soir à cette commission élargie où le  grand public peut intervenir. Ils se termineront par une réunion pléniaire le 21 décembre à Mouroux.

Loïc Lorenzini, ingénieur d’études missionné par La Bergerie nous présente les travaux des commisions, travaux qui ont fait également appel à des organismes comme la SAFER, la DRIRE et les experts intervenus dans l’élaboration du SDRIF.

1er enjeu : Concevoir un aménagement du territoire économe de l’espace et respectueux de l’environnement.

L’objectif est de limiter l’étalement urbain, la régression des terres agricoles et le morcellement du terriroire.
Il s’agit alors de conforter les centralités, c’est-à-dire favoriser le développement des villes existantes plutôt que d’en créer d’autres.
Dans le même temps valoriser une identité rurale et favoriser l’emploi local.
Le Président Rigault rappelle que le taux d’emploi (soit le rapport nombre d’emploi sur nombre de travailler NDLR) est de seulement 0,4 dans le territoire.
A noter également le besoin de services.
Freiner l’essaimage (habitat dispersé) passe aussi par le maintien de trames vertes représentant des continuités écologiques.
Les SCOT et les PLU (documents d’urbanisme au niveau cantonal et communal NDLR) devront tenir compte de ces enjeux au niveau du PNR afin d’assurer une cohérence à l’intérieur du territoire.


La parole est alors donnée au public :

La SAFER a un rôle important à jouer dans la lutte contre la spéculation financière.
Eviter le mitage permet de limiter les frais pour les communes (réseaux assainissement, électricité, …).
Et éviter de sacrifier les meilleurs terres agricoles à l’urbanisme.
Pour un représentant de la communauté d’agglomération de Meaux, cet enjeu est déjà inscrit dans le grenelle de l’environnement.
Mme Pottiez-Husson, Maire de Esbly et conseillère général évoque l’urbanisation sauvage que nous connaissons dans nos campagnes.


2ème enjeu : Encourager un urbanisme et une architecture de qualité conciliant responsabilité écologique, mixité sociale et fonctionnelle.

L’idée est de rechercher un urbanisme de qualité plus intense, créateur de lien social, et qui limite l’usage de la voiture.

On parle alors de "boucher les dents creuses", expression consacrée pour illustrer la densification urbaine.

L’habitat est ancien de grande taille et de propriétaires.
On constate un fossé entre l’offre et la demande de logements. Il manque des petits logements.
Une approche environnementale est à rechercher au travers d’éco-quartiers en utlisant les normes HQE (Haute Qualité Environnementale).
Le PNR doit être une vitrine du développement durable.


La parole au public :

– Il ne faut pas trop densifier.

– Ne pas imperméabliliser les terres (routes, constructions) afin de ne pas créer de pénurie d’eau dans les nappes. La nappe de Champigny, régulièrement en déficit, a souffert de la ville nouvelle de Sénart.

– La première motivation des nouveaux arrivants ne doit pas être le prix au mètre-carré.

– Les documents d’urbanisme doivent être plus contraignants.

– La densification a ses défauts, notamment au travers des difficultés de parking dans les bourgs.

– Reconstruire la ville sur la ville est sûrement louable, comme à Meaux par exemple, mais c’est plus difficilement transposable dans les villages. Beaucoup de maires ne le souhaitent pas.

– La voiture individuelle restera de toutes manières le mode de transport privilégié. Il faut en tenir compte dans l’évolution de l’urbanisme.

– Les normes HQE qui présentent le défaut de se s’intéresser au batiment devraient être complétées par une norme HQE pour l’environnement. Il ne faut pas voir seulement le volet énergie mais aussi l’environnement, les équipements et intégrer le rapprochement de l’emploi afin de limiter les déplacements. (http://www.hqe-amenagement.org/)

– Les lieux inondables subissent des contraintes fortes que n’ont pas les zones voisines dont l’urbanisation non limitée est à l’origine des inondations dans les vallées. Cet élément est à prendre compte dans l’étude.
Toujours concernant ces problèmes d’inondations, les zones d’étale sont indispensables.

– On ne va pas arrêter l’urbanisation, on peut simplement la limiter.

– Développer la rurbanité et fusionner les communes sont indispensables selon M Machy.
Et le président Rigault de rappeler que la réduction du nombre de communes n’est pas à l’ordre du jour.


3ème enjeu : Sensibiliser les habitants et les acteurs du territoire aux enjeux énergétiques, encourager l’économie d’énergie et le développement des énergies renouvelables.

Un PNR a un rôle à jouer dans la prise en compte des énergies renouvelables.
Des potentiels de gisements existent dans ce domaine au sein du territoire.

Les logements sont anciens et très énergivores, en particulier à l’est du territoire. L’amélioration de ces logements en terme de consommation d’énergie pourrait avoir un impact important sur l’emploi local au niveau de l’artisanat.

La deuxième cause de consommation d’énergie, à côté du logement, c’est le transport.
Il est nécessaire de réduire les distances de transport pour se rendre au travail.

Il faut retrouver sa propre logique de développement, en lien avec Marne-la-Vallée dans une logique de relocalisation des emplois.

Le territoire a de nombreux atouts dans le domaines des énergies renouvelables : géothermie, éoliennes, …  Ils peuvent contribuer au développement de l’activité du territoire.


La parole au public :

– Les transports en commun manquent de régularité, d’où des difficultés d’assurer les correspondances avec les cars locaux. Ce qui incite à utiliser la voiture.
Et M Rigault de préciser qu’en mileu rural, les transports en commun ne pourront jamais aller devant la porte de chacun.

– Les solutions en mode rural doivent être différentes qu’en mode urbain, transport à la demande par exemple.

– Les habitants sont sensibilisés aux énergies nouvelles, et demandeurs dans ce domaine. Cependant l’offre en matière de conseil et d’expertise indépendante est très insuffisante. C’est là qu’un PNR peut trouver sa place en apportant cette compétence au service des habitants et des élus.


4ème enjeu : Améliorer les conditions d’accessibilité aux pôles d’emplois et de proximité, développer les inter-modalités et les modes de déplacements doux.

L’usage de la voiture est quasi-obligatoire dans le territoire.
Dans d’autres régions, il existe de nombreuses innovations en milieu rural dans le domaine des transports, notamment par des modes de financement mixtes public-privé. Il faut s’en inspirer.

L’amélioration des transports pourra rendre le territoire plus vivant. Densifier l’offre de transport est un enjeu important du PNR.
Et amener de l’emploi pour réduire les distances.


La parole au public :

– Pour Mme Bourdier, il faut savoir faire venir des entreprises et avoir des terrains à leur proposer.

– Les dispositifs d’aide existants dans le monde du transport sont cloisonnés, ce qui rend leur usage difficile.

– Le covoiturage pourrait être développé, notamment au niveau d’un bassin d’emploi, entre plusieurs entreprises.

– Le PNR doit être un partenaire qui fera avancer le développement des transports et fera venir des touristes.

– Les transports doux (vélo notamment) ne sont pas qu’anecdotiques au sein de plusieurs PNR.

– Et M Roesler de préciser que des possibilités de pistes cyclables existent sur l’emprise des réseaux de gaz.

– Il faudra s’apppuyer sur les chercheurs pour créer de nouvelles filières : bois, laine, pisciculture, moulins, …

– M Rigault rappelle que 25% du territoire est couvert de forêts et que celles-ci sont très peu exploitées.

– M Machy préconise la mise en place de bus sur l’A4 et la suppression du péage de Coutevroult.

Le renchérissement du côut de l’énergie devrait :
– favoriser les circuits courts en matière d’alimentation et donc de développement de proximité
– inciter à développer un tourisme à trajets courts.

Et développer le télé-travail !

Le déficit en termes d’artisans locaux dans le domaine des économies d’énergie est rapellé.

Le document de travail remis en séance : prepaamenagement24nov2009.pdf


L’exemple d’un PNR voisin : PNR Gatinais

Présentation par Romain VION chargé de mission au PNR Gatinais

site : http://www.parc-gatinais-francais.fr/

Ce parc est à cheval sur la seine-et-marne et l’essonne. Il est constitué d’une partie d’un territoire historiquement terroit : le gatinais.
Il est constitué de 64 communes pour 70 000 habitants.
Le territoire est rural, le nord étant un peu plus urbanisé.
Il est composé de :
– 55% de terres agricoles
– 8% est urbanisé
– 33% de bois et fôrets
– 3% de milieux naturels
– 1% de parcs et jardins.

La charte est en cours de révision.
Parmi les 7 axes de la charte, l’un concerne le débat de ce soir : S’unir pour maitriser les pressions urbaines et veiller à la cohérence des stratégies d’urbanisme.

Un syndicat mixte et une équipe pluri-disciplinaire sont les acteurs du parc et mènent des actions dans les domaines :
– écologique
– patrimoine paysager
– ressources naturelles
– patrimoine culturel
– développement local
– développement agricole
– énergie.

avec des conseils aux particuliers et aux communes.

Organisation spatiale au travers de chartes paysagères décrivant chacune une partie du territoire au travers d’un inventaire de ses caracatéristiques. Ces documents sont déclinés au niveau de chaque commune au travers d’atlas communaux. On y retrouve :

– un état des lieux des paysages.
– des recommandations pour les règlements d’urbanisme.
– des programmes d’actions.
– un volet environnemental : repérage de la biodiversité, outils d’aide à la décision.
Le PNR accompagne les communes dans l’élaboration des documents d’urbanisme, le plus en amont possible mais aussi au niveau de l’analyse des permis de construire. 
Les documents (chartes paysagères, atlas communaux) sont des aides mais en aucune manière des documents opposables et donc obligatoires.

Quelques démarches d’expérimentation avec les communes :
– réhabilitation du bati existant.
– densification du tissu urbain.
– projets d’aménagement et de planification.

La PNR a établi un partenariat avec l’EPFIF (Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France : http://epfif.jimdo.com/ ) pour :
– identifier les potentiels de développement
– établir un référentiel foncier.

Etude sur le bati contemporain : intégration via les matériaux, les couleurs, …
 


Autre exemple : PNR Oise Pays de France

Présentation par Jean-Marc GIROUDEAU, chargé de mission Urbanisme au PNR Oise Pays de France.
site : http://www.parc-oise-paysdefrance.fr/

La typologie de ce parc est différente du parc du gatinais car composé de :
– un tiers de forêt,
– un tiers de terres agricoles,
– un tiers d’urbanisation.
Elle subit donc une forte pression urbaine.

Les outils en matière d’urbanisme offerts par le PNR :
– ingénierie aux communes,
– aides aux communes dans les cahiers des charges, appels d’offres, …,
– des "porté à connaissance" : données du parc,
– accompagnement durant les études règlementaires,
– aide à la mise en oeuvre des PLU.

Aide en amont :
– plans de paysage intercommunales,
– études urbaines au niveau communal,
– cahier de recommandations architecturales.

Le PNR est un véritable bureau d’étude aux compétences architecture, écologie, environnement réalisant diagnostics, enjeux,  programmes d’actions.
Les moyens financiers pour ces études sont importants par rapport à ce dont dispose les communes seules.

Et M Giroudeau de bien préciser, que le PNR apporte une aide technique à la demande des communes qui décident in fine de leurs projets.

(article vu 20 fois)

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40 réponses

  1. Florence dit :

    Je me garderai bien de donner un quelconque avis n’étant pas concernée par le PNR. Mais j’ai relevé cette phrase qui nécessite des explications :
    « – La première motivation des nouveaux arrivants ne doit pas être le prix au mètre-carré. »
    Que veut-on dire par là le prix est pourtant un élément incontournable.

    • jna dit :

      on ne veut pas des pauvres chez nous ! 😛

    • jms dit :

      Cette phrase a été prononcée telle quelle par un intervenant.
      Sa signification : actuellement beaucoup de gens s’installent sur notre territoire, simplement parce que c’est moins cher qu’à Paris ou en proche banlieue, sans chercher d’autre attrait. L’idée est de faire en sorte que le territoire attire les gens pour ses avantages propres, en plus ou nonobstant le prix du terrain. D’où l’intérêt de développer les avantages du territoire et j’ajourerais de les faire connaitre : qualité de vie, paysage, tranquilité, patrimoine, …

  2. jms dit :

    En relisant mes notes après-coup et en prenant un peu de recul je me rends compte qu’il y a quelque chose qui me gêne dans les argumentaires de cette soirée. Je veux parler de cette densification urbaine qui est évoquée. On se croirait revenu au moment de la publication du SDRIF. C’est peut-être normal vu que ce sont un peu les mêmes qui en sont à l’origine.
    Les technocrates comme les élus sont en général favorables à cette densification. Cela coûte moins cher aux communes par des économies sur les équipements, une histoire de longueur de tuyaux en somme.
    Mais ce n’est pas du tout l’avis des habitants. Quand on voit les prairies, les vergers que l’on détruit dans nos villages pour construire des maisons qui viennent se coller à la votre, on n’apprécie pas particulièrement. On a l’impression que l’on veut transformer la campagne en ville, que l’on voudrait que plus personne n’habite vraiment la campagne (limiter le « mitage » comme ils disent). La qualité de vie ne passe pas par une augmentation de la densité de population. Alors vouloir, dans un PNR, lieu où doit régner une meilleure qualité de vie, vouloir densifier me parait choquant. Ne sommes-nous pas en train de nous faire avoir ?

    • amorel dit :

      Les intérêts des uns ( les collectivités locales avec leurs contraintes budgétaires ) et les centres d’intérêts des autres : les habitants ( avoir de l’espace à un prix accessible ) , les propriétaires fonciers ( valoriser des terres agricoles ou des vergers en terrains à bâtir par exemple ) sont parfois concordants, parfois contradictoires.
      Si tu ne veux pas que l’on bâtisse une maison à côté de la tienne, si tu le peux acquiers le terrain.

      • jms dit :

        J’entends bien tes arguments.
        Mais il ne s’agit pas d’opposer les interêts généraux à quelque intérêt particulier mais plutôt de remarquer la contradiction entre la politique d’urbanisme qu’ont les élus avec celle qu’ont les habitants. Et que je sache les élus sont élus pour représenter les habitants et porter leurs aspirations.

        Un PNR doit aller vers plus de qualité de vie dans le respect de la campagne, pas pour augmenter l’urbanisation. Il y a suffisemment de lobbies pour s’en charger.

        Pour revenir au côté positif du PNR, ne jetons pas pour autant le bébé avec l’eau du bain, l’aide technique d’un PNR pour contribuer à une amélioration de l’habitat et de l’urbanisme, comme on l’a vu dans les exemples de nos voisins est une bonne chose.

        • retraitactif dit :

          Suite à cette réunion et tout ce qui a précédé sur ce sujet du PNR, on est un peu perdu(enfin moi)..
          Quels sont les impacts de toutes des réunions-discussions sur le décideur final..qui est-il finalement?
          Pourrais tu (ou un autre) faire une sorte d’organigramme du cheminement des décisions.
          Autres questions ou rappels.
          Depuis quand ou combien de temps est partie l’idée de projeter un PNR?
          En partant des PNR existants proches, au bout de combien de temps après la 1ère démarche ont-ils été créés officiellement.

          • jms dit :

            C’est vrai que c’est un peu compliqué.
            Tu trouveras réponses à tes questions sur le site du PNR : http://www.pnrbrie2morin.fr/
            Prochaines étapes: la réunion du 21 décembre ouverte au public.Ensuite, les décisions ou pas de continuer et des votes au niveau du conseil régional et des conseils municipaux pour que décider d’engager la commune dans le projet.

  3. amorel dit :

    J’ai noté une demande du public, en matière de conseil indépendant ( de la vente des installations je suppose ) en matière de production d’énergies renouvelables.
    Il y a là sans doute pour certains un besoin.
    C’est ce que je fais aujourd’hui professionnellement au sein de mon entreprise.
    C’est ce qu’on fait les brionautes , les associations et les municipalités partenaires par l’organisation de deux conférences sur la production d’électricité par le soleil.
    La participation a été honorable 30 personnes à chaque fois , mais somme toute assez modeste.
    J’ai eu ensuite quelques demandes d’informations complémentaires de personnes que je connaissais déjà, juste après les conférences et enssuite plus rien.
    Il s’agit sans doute d’un problème de communication ou de timidité, en tout cas les municipalités environnantes savent que ces compétences indépendantes existent quelque part dans le domaine photovoltaïque en tout cas. Ils peuvent m’envoyer les gens qui se posent des questions sur le sujet afin qu’ils puissent être guidé dans ce maquis impénétrable et éviter de se faire arnaquer en choisissant les bonnes entreprises et les bons matériels au juste prix.

    • retraitactif dit :

      Je sens une déception dans ton commentaire.. »ensuite plus rien »…C’est Crécy…
      Pour moi c’est pareil; une conseillère municipale m’avait demandé il y a plus de 6 mois de mettre à niveau(gratuitement) les séniors sur le sujet de la prévention routière.
      Un article était paru dans le bulletin municipal afin d’attirer des inscriptions.
      Depuis, aucune nouvelle et aucun retour, je suppose qu’il n’y a aucune inscription.
      A Crécy on n’est pas très moderne..En dehors des réjouissances et initiative »classiques ». 🙁 😮

    • jms dit :

      En fait, tu est un précurseur, un novateur, un PNR a toi tout seul (avec M Pien).
      Le PNR est sensé apporter ce type de compétence, ou en l’occurrence mettre en rapport avec les compétences existantes sur ce type de sujet.

    • pg dit :

      @ amorel
      Pour information, la commune de Saint-Germain-sur-Morin a été saisie de 7 déclarations de travaux pour installation de panneaux photovoltaïques depuis septembre et au moins 3 réalisations ont eu lieu, les autres sont en cours.

      • amorel dit :

        Merci Patrick pour cette information qui me fait plaisir.
        J’espère que tout se passe bien pour les présents et futurs énergiculteurs.
        Saint Germain a été la première commune à nous proposer ses locaux, son site et son aide pour participer au développement de cette nouvelle activité.
        C’est donc logique quelle soi la commune leader en photovoltaïque sur le canton…et le pays créçois.
        Cela va peut être faire réagir les autres et créer une saine émulation.
        J’ai vu qu’il y avait une installation à Villiers à côté de chez AS77.
        En tout cas si les futurs investisseurs veulent des infos dans ce domaine , si je peux me rendre utile qu’ils n’hésitent pas à me contacter.

  4. amorel dit :

    J’ai lu dans l’article que notre territoire avait du potentiel en matière d’énergie renouvelables.
    Crécy par exemple dispose sur son territoire de quate anciens moulins.
    Je ne suis pas compétent dans ce domaine , mais combien coûterait, combien rapporterait la mise en place de turbine ou d’autre technique pour produire de l’électricité revendue à EDF.
    Y a t-il un élu chargé de ces questions ?
    Peut être que cela a déjà été fait, mais que c’est resté confidentiel.
    Y a t’il des communes ou des particuliers qui ont fait cette démarche ?

    • jms dit :

      Ce type de piste a été évoquée au cours de la réunion.
      L’intérêt d’un PNR est de fournir les structures et les compétences techniques pour développer ce type d’activité, ce qui n’existe quasimment pas. Les gens n’y pensent guère, les personnescompétents pour étudier la faisabilité sont rares, personne n’est prêt à les payer. Le PNR peut faire changer les choses.

    • AS77 dit :

      Amorel, entraver les cours d’eaux avec des moulins pour la production d’énergie est une expérience qui a été mené ,et le résultat sur la destruction et modification des cours d’eaux et de sa faune résulte de beaucoup trop de dégâts que de bon résultats ,donc piste à éviter .

      • retraitactif dit :

        quelle modification des cours d’eau puisque ces moulins étaient en service il y a des centaines d’années donc si modification des cours d’eau il y a eu, elle perdure, je ne vois pas quelle modification supplémentaire viendrait?
        de toute façon remettre ces moulins en fonctionnement est une utopie, ils sont pour la plupart trop détruits.

        • amorel dit :

          Lorsque que parle d’utiliser la force hydraulique ce n’est pas avec les anciennes roues à aubes, mais avec les techniques actuelles, des turbines, il existe des micro centrales hydrauliques dans l’Aisne notamment. Prenons l’exemple des éoliennes, vous avez tous l’image de l’éolienne en métal que l’on voit dans les pré pour pomper de l’eau ou dans les western, il en existe aujourd’hui des beaucoup plus sophistiquées avec des meilleures rendements et un autre « loock ».
          Il doit être possible de capter la force hydraulique d’une rivière tout en respectant la faune et la flore. Je n’y connais rien, mais il doit être possible d’avoir plusieurs passage d’eau les uns pour les poissons chers à AS77 et les autres pour capter la force hydraulique.
          Peut être connaissez vous des entreprises qui réalisent ce genre de travaux ?
          J’avoue que je ne me suis jamais investi dans cette question. Mais je pense que c’est une piste à explorer avant de jeter le bébé avec l’eau du bain.
          Il faut peut être que quelques uns acceptent de se
          jeter à l’eau qui a le temps de couler sous les ponts avant que cela arrive.
          L’eau qui coule , comme le soleil c’est une ressource naturelle renouvelable.

  5. pg dit :

    @ jms concernant la densification urbaine.
    Le principe de la densification urbaine, c’est à dire dans les villes et villages répond à de nombreuses préoccupations liées au développement durable, et dit en bon français, à ce que sera l’utilisation de la terre dans les décennies à venir.
    Tout d’abord, il convient de dire, même si c’est l’évidence actuelle, que la population augmente en nombre et que nombreux sont ceux qui n’ont pas accès à un logement. J’entends par logement un toit quelque soit la nature de l’habitation.
    – S’agissant de la consommation des espaces agricoles et naturels : arrêter la consommation d’espaces ou au moins la limiter autour des agglomérations comme nous l’avons fait depuis des dizaines d’années. La ressource naturelle est indispensable au maintien de la vie sur terre.
    – S’agissant des besoins en énergies (au pluriel) pour alimenter l’habitat : la proximité, je n’ai pas dit promiscuité, est moins consommatrice d’énergies, de réseaux.
    – S’agissant des transports et des déplacements : les liaisons de transports en commun sont présentes en milieu urbain et nécessitent donc moins de déplacements pour y accéder. Les distances vers les services et commerces sont plus courts. (Pour les créçois, le marché de Noël de Crécy est moins loin que le Val d’Europe).
    – En ce qui concerne l’avis des habitants installés, dont l’installation n’était pas souhaitée par ceux qui habitaient déjà là !!!!, il y a une procédure à la disposition des élus dans le cadre de la révision des documents d’urbanisme (POS en PLU). En effet, il y a là matière à concertation et échanges pour savoir ce que les habitants de la commune peuvent accepter.
    Un exemple concret : nous avons été sollicités par un promoteur qui souhaitait sur un terrain de 2500 m² en centre village, démolir une maison bourgeoise (début 1900) pour construire 46 logements neufs, beaux, modernes… Le règlement d’urbanisme en vigueur le permettait. L’avis de la population après réunions a été négatif. Dans le cadre de la révision en cours du POS, il conviendra de parcourir le territoire pour se prononcer quasiment parcelle par parcelle en tenant compte des conséquences sur la vie, le trafic, le stationnement, les réseaux, l’école……
    Il faut donc prendre un peu de recul face à cette urbanisation « sur la ville » pour l’accepter mais en état capable de l’assimiler.

    • jms dit :

      L’argument sur les terres agricoles me touche en tant que fils, petit-fils, arrière-petit-fils, …, de paysans.
      Pourtant, la quantité de terres à l’abandon un peu partout en France dans des régions qui souffrent de manque de population, les surplus de productions (moins importants maintenant il est vrai)
      sont aussi des arguments à prendre en compte. Et d’ailleurs je ne suis pas non plus favorable à construire des villes nouvelles dans la région.
      Si, déjà, on réhabilitait tous les logements à l’abandon, ou en mauvais état, les ex-locaux industriels, … on aurait un peu plus de logements disponibles.

      Les arguments relatifs à la mutualisation des moyens, à la proximité physique des équipements et des transports militent pour les villes.
      Cela revient à imposer à tous de vivre en ville, c’est en soi très inquiétant. Autant construire une énorme tour. C’est au nom de ces mêmes arguments que des régions entières se dépeuplent.
      Rentabiliser les équipements publics à tout prix. On pense aussi aux bureaux de poste que l’on a supprimé par quantités dans beaucoup de villages au profit des villes.
      A une échelle en-dessous, celle qui nous occupe, on n’aime guère les hameaux isolés et encore moins les maisons qui le sont. Toujours au nom d’une certaine rentabilité.
      Et si le PNR, ce vertueux projet que l’on croirait rural, se charge de densifier, de contribuer donc à créer un monde purement urbain, c’est plutôt paradoxal.

      Néanmoins, je verrais bien une explication à cela, et elle rejoint le PNR finalement.
      J’ai toujours été étonné en arrivant dans la région de constater que la campagne n’est pas habitée.
      Comme dans tout l’est et le centre de la france, contrairement au sud et à l’ouest, l’habitat est concentré dans les bourgs.
      En cherchant à densifier les villages et éviter ce « mitage » (terme cher à nos élus et technocrates) que l’on apprécie tant dans le sud, on revient alors aux coutumes traditionnelles de la région.
      C’est logique en fin de compte, et c’est mieux de le justifier ainsi !

  6. jna dit :

    Tous les arguments concernant l’urbanisme, comme le remplissage des dents creuses a déjà été entendu, je pense par exemple lors d’une réunion publique de présentation du PLU de CRécy il y a deux ou trois ans.
    Parler de dents creuses n’est pas une métaphore très heureuse, car cela suppose que l’ensemble est un peu pourri et que du coup on le remplit avec un amalgame … du vrai bouche trou. Ce détail mis à part, je suis plutôt favorable au fait de densifier les centres quand cela est possible et a un sens. Densifier le centre, c’est renforcer la cohésion du village et l’idée même de communauté. Mais le faire en rasant des maisons bien intégrées pour les remplacer par des immeubles venus dont ne sait où n’est sans doute pas une bonne chose.
    Les gens qui viennent « à la campagne » sont souvent attirés par l’espace, ne serait-ce qu’un jardin se quelques centaines de mètres carrés. Peut-on les leur refuser ?
    Ces espaces quand ils n’existent pas, on a pris l’habitude de les créer à la périphérie des agglomérations, dans des lotissements. Ce n’est pas toujours très heureux, mais c’est un moindre mal, pourvu que l’on prenne quelques dispositions architecturales et environnementales. Ce qu’il faut éviter c’est de faire la même chose dans les hameaux ou parfois même, là où il n’y avait rien : je peux citer l’exemple de « Mont Bercy » en allant sur Bouleurs qui n’est qu’une enfilade de maisons dont on se demande ce qu’elles sont venues faire là, en limite de la commune à un endroit où il n’y avait rien. Ce n’est pas pour faire mal à jms, mais l’endroit où il réside est curieux également, des pavillons plus anciens certes, mais installés là sans logique apparente : ni rattachés à Crécy ou au Faubourg de Voulangis, et très éloignés du Saint Martin d’origine auquel ils ont été rattachés « administrativement » si je puis dire. Certains hameaux de Crécy qui ont été dotés de lotissements récents qui ne sont pas plus légitimes.

    • jms dit :

      Effectivement, c’est très légitime de vouloir avoir de l’espace autour de sa maison. C’est en général d’abord pour cela que l’on s’installe à la campagne.

      Quant à la logique qui aurait inspiré la construction à une certaine époque de tel ou tel pavillon, pouquoi faudrait-il qu’il y en ait une, sinon dans l’esprit de ceux qui l’ont décidé ainsi.
      D’accord, construire légèrement plus en hauteur aurait permis d’éviter les inondations, nombreuses autrefois, mais il faut aussi se remettre dans le contexte de l’époque.

  7. jna dit :

    Remarque de fond:
    le PNR compte tenu de ses multiples ambitions, en renforçant le développement local selon un axe est-ouest ou ouest-est, ne va-t-il pas contribuer à renforcer la fracture structurelle qui a toujours existé dans notre département entre le Nord et le sud.
    N’est-ce pas d’un « département » Marne et Morin dont nous aurions besoin ?

  8. jms dit :

    J’ai rajouté dans le compte-rendu le lien vers le document de travail remis en séance, sa lecture est instructive.
    Le voici également : http://www.pnrbrie2morin.fr/pdf/novembre2009/prepaamenagement24nov2009.pdf

    • jms dit :

      Vous aurez noté en page 2 dans l’argumentaire de l’enjeu 1 : « les facilités de déplacement offertes par la voiture bon marché » . Celui qui a écrit ça ne doit pas avoir de voiture !
      Ce genre de phrase n’est pas de l’ordre du constat objectif mais plutôt de l’ordre de l’idéologie.

      • jna dit :

        oui et il aurait pu ajouter les 4X4 qui contribuent tout comme la voiture bon marché à l’essaimage de l’habitat dans nos campagnes
        Et on les payent pour faire ce type de constat qui est au demeurant valable partout en France, c’est pratique à rédiger, il n’y a qu’à repartir d’un rapport existant et modifier les noms de lieux.
        J’ai constaté qu’une des caractéristiques communes aux villages situés dans le périmètre du PNR était de possèder un clocher. C’est un argument important quand on parle de cohérence des paysages.

        • jms dit :

          Je te rejoins quant à l’universalité et au côté un peu banal des remarques sur le constat.
          C’est une raison de plus de se poser la question d’avoir traité ce sujet dans le cadre du PNR.

          En général un village possède un clocher, sinon c’est un hameau. Je ne pense pas que ce soit une définition officielle, mais plutôt un usage universel en France.
          Ta remarque est donc à prendre au 4ème degré.
          A noter qu’aucun village du territoire ne possède de minaret, enfin pour l’instant.

    • retraitactif dit :

      Tu n’as pas répondu à une question que j’avais posé il y quelques semaines:
      As tu connaissance du délai qui s’est écoulé entre l’idée d’un PNR et sa mis en opération?
      par exemple celui du gâtinais? :# 😉

  9. jms dit :

    Je rappelle que le bilan de tous ces travaux c’est lundi 21 décembre à 18h30 à Mouroux salle polyvalente rue du Liéton.
    Venez nombreux !

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